Ma Thèse sur les Options Réelles
Executive summary:
Sujet: Optimisation du ratio d’endettement et Valorisation de la flexibilité managériale par les Options Réelles
La structure du capital est une problématique importante de la gestion de l’entreprise. Il est en effet crucial pour un dirigeant de connaître en permanence le niveau optimal d’endettement de son entreprise et de pouvoir le comparer avec son niveau actuel. Le niveau optimal d’endettement maximise en effet la valeur de marché de l’entreprise car il minimise le coût moyen pondéré du capital. Il permet ainsi de connaître le niveau de flexibilité financière à la disposition des dirigeants.
Cette problématique n’est pas nouvelle : à partir des travaux de Modigliani et Miller, un grand nombre d’études et de modèles a été développé pour mieux se rapprocher des conditions réelles de marché.
Il est désormais possible de calculer le niveau optimal de la structure du capital.
Cette évolution est pleine de conséquences, puisqu’elle permet aux dirigeants, actionnaires et investisseurs de pouvoir apprécier à sa juste valeur la structure du capital des entreprises et surtout de juger le travail des dirigeants.
Plus encore la méthode des options réelles permet de valoriser la flexibilité financière possédée par l’entreprise (différentiel entre le niveau actuel et le niveau optimal), et ainsi de mieux valoriser l’entreprise toute entière. En effet, la méthode des options réelles permet d’évaluer la flexibilité existante dans toute entreprise. La structure du capital et son optimisation impliquent l’existence d’une option réelle représentant la flexibilité financière de l’entreprise. Cette option possède une valeur qui doit absolument être prise en compte. L’ignorer revient à sous ou sur-évaluer la valeur de marché de l’entreprise.
L’application au groupe PPR fait ressortir que l’entreprise est « sur-endettée » par rapport à son niveau optimal, mais de peu (un indice sur la qualité des dirigeants du groupe familial). Ce sur-endettement a un impact négatif sur la veleur d’entreprise du groupe, de près de 1%. Du fait de ce sur-endettement, le groupe ne possède pas de flexibilité financière, et la valeur de l’option réelle sous-jacente est de fait logiquement négative. Concernant PPR, l’option réelle est négative de plus de 3% supplémentaire sur la valeur d’entreprise. Soit un impact total négatif de près de 4% sur la valeur d’entreprise du groupe PPR, uniquement identifié à partir de la structure du capital.
Le concept des options réelles, un élément fondamental de la gestion d’entreprise : A défaut de savoir si le marché évalue ou non les options réelles en général, il est plus important de comprendre l’implication du concept des options réelles que la valeur en elle-même : ici, c’est la stratégie dans sa globalité qui doit prendre en compte cette non-flexibilité financière.